Selon les analystes de Kpler, l'accord attendu entre les États-Unis et l'Iran, qui devrait être signé en Suisse, pourrait entraîner une augmentation du trafic maritime dans le détroit d'Hormuz à environ 40 navires par jour, contre 100 transits quotidiens avant l'escalade du conflit.
Cette augmentation est attendue alors qu'environ 118 pétroliers actuellement bloqués dans le golfe Persique sont prêts à sortir dans les 15 jours. Cependant, cette hausse est considérée comme un pic temporaire plutôt qu'une augmentation durable du trafic. Les analystes soulignent que le facteur critique sera le nombre de nouveaux navires qui entreront dans le golfe après le déblocage.
Matt Wright, analyste principal des frets chez Kpler, a noté que les pétroliers pourraient atteindre 12 par jour dans le premier mois suivant l'accord, en fonction de la situation sécuritaire.
Bien que certaines compagnies maritimes, comme Frontline, anticipent une reprise rapide des opérations, des préoccupations demeurent concernant les interprétations divergentes de l'accord entre les États-Unis et l'Iran, notamment en ce qui concerne les péages de transit.
De plus, la menace des mines dans le détroit représente un risque significatif, les experts de l'industrie avertissant que la situation sécuritaire reste volatile. Jakob Larsen de Bimco a souligné les risques persistants et a conseillé la prudence pour les navires envisageant de transiter par la zone.