Selon Patrick Haskell, responsable du groupe des obligations municipales chez BlackRock, l'émission d'obligations municipales devrait dépasser 580 milliards de dollars cette année, avec de nouveaux flux de trésorerie dans ces obligations atteignant 56,6 milliards de dollars au cours du premier semestre, marquant le deuxième meilleur début d'année.
Haskell souligne l'importance de la patience pour la seconde moitié de l'année, conseillant aux investisseurs de se concentrer sur les bons crédits, structures et niveaux.
Les obligations municipales sont particulièrement attrayantes pour les investisseurs à revenu élevé en raison de leur revenu exonéré d'impôt, ce qui est plus bénéfique pour ceux qui se trouvent dans des tranches d'imposition plus élevées.
Par exemple, un investisseur dans la tranche d'imposition fédérale de 32 % aurait besoin d'un rendement de 5,45 % d'une obligation imposable pour égaler le revenu d'une obligation municipale exonérée d'impôt de 3,5 %.
L'équipe de Haskell privilégie les obligations à long terme dans la fourchette de 20 à 22 ans, malgré leur sensibilité aux fluctuations des taux d'intérêt, et recommande des obligations de haute qualité avec des coupons supérieurs à 5 % pour naviguer dans l'incertitude du marché.
Les secteurs spécifiques d'intérêt incluent les obligations de revenus dans le logement et les transports, avec l'indice des obligations municipales de logement S&P offrant un rendement de 4,34 % (rendement équivalent fiscal de 7,33 %) et l'indice des transports offrant un rendement de 4,06 % (rendement équivalent fiscal de 6,86 %).
De plus, certaines obligations municipales soutenues par des entreprises sont mises en avant, avec un rendement à la pire échéance de 4,39 % (rendement exonéré d'impôt de 7,42 %). Haskell conclut que les perspectives globales pour les obligations municipales restent positives.