Un mois après l'implémentation d'une taxe sur les résidences secondaires à New York, connue sous le nom de taxe sur les pieds-à-terre, les ventes de biens immobiliers de luxe ont montré une force surprenante. Les courtiers ont rapporté 126 contrats pour des appartements au prix de 4 millions de dollars ou plus en juin, une légère augmentation par rapport à l'année précédente.
Le prix moyen d'un appartement à Manhattan a augmenté de 5 % d'une année sur l'autre pour atteindre environ 2,2 millions de dollars, avec des ventes de condos au prix compris entre 10 millions et 20 millions de dollars en forte hausse de 55 %.
Les analystes avaient prédit que la taxe entraînerait un déclin de l'activité sur le marché et des valeurs immobilières, mais l'afflux de liquidités provenant des introductions en bourse récentes et la hausse des prix des actifs semblent avoir atténué ces craintes.
Bien que la taxe devrait générer entre 340 millions et 500 millions de dollars par an, ses effets à long terme restent incertains, avec des défis juridiques potentiels à l'horizon. Notamment, l'inventaire de luxe a diminué de 40 % par rapport à l'année dernière, contribuant à une concurrence accrue parmi les acheteurs.
De nombreuses transactions haut de gamme sont réalisées en espèces, les acheteurs plus jeunes s'appuyant souvent sur le soutien familial pour effectuer leurs achats. Dans l'ensemble, le marché du luxe à Manhattan démontre une résilience, suggérant que les impacts négatifs anticipés de la taxe sur les pieds-à-terre pourraient ne pas se matérialiser comme initialement craint.