Le Département de la Justice (DOJ) a émis un nouvel avis juridique exigeant que tous les États signalent les immigrants sans papiers au Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS) s'ils souhaitent conserver des financements fédéraux pour des programmes tels que l'Assistance temporaire aux familles nécessiteuses (TANF) et le Revenu de sécurité supplémentaire (SSI).
Cet avis révisé une interprétation de 1998 qui limitait les obligations de signalement à des agences d'État spécifiques. Le procureur général adjoint T. Elliot Gaiser a souligné que l'acceptation des fonds TANF s'accompagne de la responsabilité de signaler les immigrants illégaux, renforçant l'idée que les fonds des contribuables ne devraient pas encourager involontairement l'immigration illégale.
Le DOJ a précisé que cette exigence s'applique à toutes les agences d'État et est proactive, ce qui signifie qu'elle n'affecte pas rétroactivement les inscriptions passées. Avec un financement TANF dépassant 16,4 milliards de dollars par an, les États qui ne se conforment pas pourraient faire face à des conséquences financières significatives.
Le procureur général adjoint du DOJ, Joshua Craddock, a déclaré que cet avis rétablit l'intention originale de la loi telle qu'adoptée par le Congrès. Alors que cette situation évolue, de nombreux États sont interrogés sur leur intention de contester cette nouvelle directive.