Le ministre des Finances japonais, Satsuki Katayama, s'apprête à annoncer que Tokyo et Washington ont pris des mesures conjointes pour soutenir le yen, qui a récemment atteint des niveaux historiques bas face au dollar. Cette intervention fait suite à des rounds d'achats de yen par les deux gouvernements, marquant le premier effort commun depuis 2011.
Des rapports indiquent que le ministère des Finances japonais aurait vendu jusqu'à 58,97 milliards de dollars pour renforcer le yen pendant les heures de négociation à New York. La baisse du yen a été exacerbée par un écart croissant des taux d'intérêt entre le Japon et les États-Unis, où la Réserve fédérale a adopté une position plus restrictive.
Suite à la décision de la Banque du Japon de maintenir sa politique monétaire, le yen a connu une hausse, suggérant qu'une intervention supplémentaire pourrait avoir eu lieu. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a exprimé des préoccupations concernant la sous-évaluation du yen et a indiqué que les États-Unis pourraient également intervenir si nécessaire.
De plus, le ministère des Finances japonais a communiqué sa volonté d'utiliser une gamme d'outils pour traiter la liquidité du marché, y compris l'accès à la facilité de rachat de la Fed.
Cependant, les analystes avertissent qu'un achat continu de yen pourrait mettre à rude épreuve les avoirs du Trésor japonais et entraîner une vente d'obligations américaines, augmentant potentiellement les rendements américains.
La coopération entre les États-Unis et le Japon est perçue comme une réponse aux risques d'inflation partagés et à la nécessité de maintenir la confiance du marché dans la durabilité fiscale du Japon.