Les commentaires récents du PDG d'Alphabet, Sundar Pichai, ont mis en évidence une augmentation des dépenses en capital prévues pour l'IA, incitant les investisseurs à réagir négativement alors qu'ils recherchent des garanties économiques plus immédiates.
Cette situation a conduit à une discussion plus large sur la politique monétaire, notamment sur la manière dont la Réserve fédérale devrait répondre aux dépenses en capital significatives dans l'IA qui font grimper les rendements de la dette des entreprises et contribuent aux pressions inflationnistes dues à la hausse des prix de l'énergie.
Le président de la Fed, Kevin Warsh, a suggéré que la douleur à court terme de l'inflation pourrait être acceptable si elle conduit à des améliorations de productivité à long terme grâce à l'IA. Cependant, il n'a pas pleinement soutenu ce point de vue depuis sa prise de fonction.
Le paysage économique actuel rappelle la fin des années 1990, lorsque la Fed, sous Alan Greenspan, a maintenu une politique monétaire accommodante malgré une croissance économique rapide et un faible taux de chômage, ce qui a finalement soutenu une décennie de création de richesse.
Pourtant, l'environnement actuel diffère considérablement en raison de facteurs tels que les déficits fédéraux élevés, le vieillissement de la population et un passage vers la 'relocalisation' de la production, ce qui pourrait limiter les gains de productivité.
Alors que la Fed se prépare pour sa prochaine décision, le marché obligataire anticipe des hausses potentielles des taux, reflétant l'incertitude entourant l'inflation et la croissance économique.
La divergence d'opinions au sein de la Fed, entre ceux plaidant pour une approche prudente et ceux craignant des pressions inflationnistes rappelant les années 1970, souligne la complexité de la situation économique actuelle.