Une analyse récente indique que les marchés de crédit montrent des signes de stress, en particulier pour les entreprises liées à l'IA comme CoreWeave, Oracle et SoftBank Group, ainsi que pour le gouvernement français.
Les spreads des swaps de défaut de crédit (CDS) à cinq ans pour ces entités se sont considérablement élargis, reflétant l'anxiété des investisseurs quant à leur capacité à gérer la dette dans un contexte de hausse des coûts du capital. Par exemple, le spread CDS de CoreWeave a atteint 1 065,84 points de base, indiquant de graves préoccupations concernant sa santé financière.
Le spread d'Oracle a augmenté à 308,25 points de base, suite à une dégradation par S&P Credit Ratings, qui a cité un risque de crédit croissant en raison de son activité d'infrastructure en expansion. De même, le spread CDS de SoftBank a atteint 432 points de base, influencé par ses investissements substantiels dans l'IA et les centres de données.
Du côté souverain, le spread CDS de la France a grimpé à 89,8 points de base, dépassant les 67,1 points de base de l'Italie, suscitant des alarmes concernant sa stabilité fiscale alors qu'elle fait face à un fardeau de dette de 120 % du PIB et à des déficits persistants.
Cette situation est aggravée par des troubles politiques et une incertitude entourant les finances publiques, ce qui pourrait avoir des implications plus larges pour les marchés européens. Les investisseurs surveillent également l'écart croissant entre les obligations françaises et allemandes, qui reflète des préoccupations croissantes concernant la solvabilité.
La prochaine révision de la note souveraine de la France par Moody's ajoute une couche supplémentaire de surveillance à la perspective fiscale du pays.
Dans l'ensemble, l'augmentation des coûts de protection contre le défaut à la fois pour la dette liée à l'IA et pour les obligations souveraines suggère un environnement de crédit se resserrant qui pourrait impacter les stratégies d'investissement et la stabilité du marché.