Les Islandais voteront pour savoir s'ils doivent relancer les négociations pour rejoindre l'Union européenne, une décision qui intervient à un moment de tensions géopolitiques accrues, notamment en raison de l'intérêt du président américain Donald Trump pour le Groenland.
Les sondages indiquent un électorat divisé, avec un résultat pouvant potentiellement conduire à un second référendum si les négociations réussissent. Le contexte de ce vote inclut des préoccupations concernant la fiabilité des États-Unis en tant que partenaire de sécurité, surtout compte tenu de la position unique de l'Islande en tant que membre de l'OTAN sans sa propre armée.
Le débat est également influencé par des questions intérieures telles que l'économie et la pêche, les partisans de l'adhésion à l'UE citant la vulnérabilité de la couronne islandaise. L'ancienne Première ministre Katrín Jakobsdóttir reste sceptique quant à l'adhésion à l'UE, arguant que l'Islande bénéficie déjà de liens économiques significatifs avec l'UE.
Un vote positif pourrait améliorer l'image de l'UE après le Brexit et fournir à l'Islande un cadre économique plus solide, étant déjà intégrée dans l'Espace économique européen et l'Espace Schengen. L'issue de ce référendum pourrait avoir des implications durables pour le paysage politique de l'Islande et sa relation avec l'UE et les États-Unis.