Le rapport sur l'emploi d'août, prévu pour publication, devrait montrer une augmentation modeste de 53 000 emplois non agricoles, maintenant le taux de chômage à 4,1 %. Cela fait suite à une tendance décevante en juin et juillet, qui ont enregistré une perte nette de 3 000 emplois.
Les économistes, y compris Dan North d'Allianz Trade North America, décrivent le marché du travail comme 'stable mais peu excitant', citant les incertitudes géopolitiques et les fluctuations des prix de l'énergie comme des facteurs influençant les décisions d'embauche des employeurs.
Malgré ces défis, des licenciements généralisés ne se sont pas produits, les demandes d'allocations chômage restant stables et le rythme des licenciements en 2026 étant le plus lent depuis quatre ans, selon Challenger, Gray & Christmas.
Les responsables de la Réserve fédérale ont indiqué qu'ils considéraient le marché du travail comme moins préoccupant par rapport à l'inflation, le gouverneur Michael Barr décrivant la situation comme 'stable'.
L'économiste de Citigroup, Andrew Hollenhorst, prévoit un nombre d'emplois plus bas de 20 000 pour août, mais pense que la Fed interprétera cela comme suffisamment stable pour envisager une réduction des taux.
De plus, l'annulation du statut de protection temporaire pour de nombreux Haïtiens pourrait avoir un impact sur les chiffres de l'emploi, tandis que les données de Vanguard suggèrent une baisse significative des embauches parmi les jeunes travailleurs.
Dans l'ensemble, le rapport devrait renforcer l'approche prudente de la Fed en matière de politique monétaire dans un contexte d'incertitudes économiques persistantes.