Dans une interview exclusive accordée à CNBC, le Secrétaire Général de l'OPEP, Haitham al-Ghais, a critiqué la prédiction de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) concernant un surplus d'approvisionnement en pétrole, qui suggérait qu'une résolution du conflit au Moyen-Orient pourrait entraîner une augmentation de l'approvisionnement en pétrole de 8 millions de barils par jour d'ici 2027, tandis que la demande n'augmenterait que de 2 millions de barils par jour.
Al-Ghais a soutenu que de telles prévisions ne reposent pas sur des données factuelles, remettant en question la perspective de l'AIE et soulignant l'accent mis par l'OPEP sur les fondamentaux réels du marché plutôt que sur des titres spéculatifs qui pourraient accroître la volatilité du marché.
Ses remarques interviennent à un moment où les investisseurs surveillent de près les implications d'un récent accord entre les États-Unis et l'Iran visant à résoudre les tensions dans la région, qui comprend un plan de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l'Iran et la réouverture potentielle du détroit d'Hormuz, essentiel pour le transport commercial.
Al-Ghais a reconnu l'importance de cette voie navigable pour les marchés mondiaux de l'énergie, mais a averti qu'il est trop tôt pour évaluer l'impact à long terme de ces développements diplomatiques.