Goldman Sachs a ajusté sa prévision de prix du brut Brent pour le quatrième trimestre 2026, la faisant passer de 90 $ à 80 $ le baril, et pour 2027, de 80 $ à 75 $. Les estimations de la banque pour le WTI américain ont également été abaissées à 75 $ pour le T4 2026 et 70 $ pour 2027.
Ce changement intervient après que le président Donald Trump et le négociateur en chef de l'Iran ont signé un accord pour prolonger un cessez-le-feu et rouvrir le détroit d'Hormuz, qui est crucial pour le commerce mondial du pétrole.
L'accord a suscité des attentes quant à une reprise des exportations de pétrole de la région, Goldman prévoyant que les exportations du Golfe Persique pourraient se normaliser d'ici fin juillet, avec une reprise complète attendue d'ici octobre.
Cependant, la banque met en garde contre les risques géopolitiques persistants, car les hostilités pourraient reprendre, et des défis logistiques comme le déminage pourraient retarder la réouverture des voies maritimes.
Goldman estime qu'une reprise complète pourrait nécessiter une augmentation des flux de 12 millions de barils par jour depuis Hormuz, revenant à environ 70 % des niveaux d'avant-guerre.
Malgré un surplus d'approvisionnement mondial projeté de 3,2 millions de barils par jour en 2027, Goldman pense que les prix du Brent se stabiliseront autour de 75 $ en raison des risques géopolitiques persistants et de la probabilité que les stocks ne se reconstituent pas complètement.
Les détails complets de l'accord n'ont pas encore été divulgués, une cérémonie de signature étant prévue vendredi à Genève. Si les perturbations se poursuivent, les prix du Brent pourraient dépasser 130 $ d'ici fin 2026, tandis qu'un scénario plus favorable pourrait voir les prix tomber en dessous de 70 $ au T4 2026 et en dessous de 60 $ en 2027.