Jeudi, les contrats à terme sur le cuivre ont grimpé à un niveau record, reflétant une interaction complexe de facteurs plutôt qu'un signal clair de croissance économique. L'augmentation du prix est attribuée à une offre limitée et à une demande accrue, notamment de la part de secteurs comme les centres de données et les réseaux électriques qui soutiennent l'industrie de l'IA en pleine croissance.
Les analystes, dont William Osnato de Barchart, ont noté que la demande de cuivre est désormais plus aiguë et liée aux efforts d'électrification plutôt qu'à une expansion économique générale.
Les contraintes d'approvisionnement sont significatives, avec des perturbations au Chili, le plus grand producteur de cuivre, en raison de conditions météorologiques défavorables affectant les opérations minières. De plus, les éventuels tarifs américains et les restrictions de la Chine sur la disponibilité de cuivre de récupération ont encore resserré les approvisionnements mondiaux.
Michael Widmer de Bank of America a souligné que la hausse actuelle des prix est davantage liée aux limitations d'approvisionnement qu'à une augmentation de la demande. L'annonce récente de la République Démocratique du Congo interdisant les exportations de concentrés de cuivre et de cobalt pour promouvoir le traitement national a également contribué à la hausse des prix.
Dans l'ensemble, les dynamiques entourant les prix du cuivre indiquent un changement dans son rôle traditionnel en tant qu'indicateur économique, le rendant un actif plus complexe à analyser pour les investisseurs.