Le PDG de Snap, Evan Spiegel, est optimiste quant à la disposition des consommateurs à adopter des lunettes de réalité augmentée, qu'il estime capables de transformer la manière dont les gens interagissent avec la technologie. Les lunettes Specs, au prix de 2 195 $, visent un public plus large par rapport aux précédentes offres de Snap, qui étaient destinées aux développeurs.
Spiegel a souligné le potentiel d'expériences partagées grâce à ces lunettes, les opposant aux écrans traditionnels des smartphones. Cependant, Snap fait face à des défis importants, notamment un historique de pertes financières et un paysage concurrentiel dominé par des entreprises disposant de ressources substantielles.
Les Reality Labs de Meta et les prochaines lunettes alimentées par l'IA de Google sont des concurrents notables, tous deux ayant établi des entreprises publicitaires qui soutiennent leurs projets matériels.
Malgré les caractéristiques prometteuses des Specs, telles qu'un écran plus grand et près de quatre heures d'autonomie, les analystes expriment des inquiétudes quant au lancement d'un produit haut de gamme en période d'inflation croissante et de confiance des consommateurs en baisse.
De plus, le public cible de Snap, qui est plutôt jeune, pourrait avoir du mal à se permettre de tels articles à prix élevé. La vision de Spiegel pour les Specs inclut l'intégration de capacités d'IA et la garantie de la sécurité des enfants grâce à des contrôles parentaux.
Alors que Snap se prépare à expédier les Specs plus tard cette année sur certains marchés, la capacité de l'entreprise à gagner du terrain dans ce marché naissant reste incertaine, surtout compte tenu du climat économique actuel.