Goldman Sachs a pris des mesures proactives pour atténuer les risques de délit d'initié associés aux marchés de prédiction en interdisant à ses employés de négocier sur des contrats liés à la banque, aux élections, aux marchés financiers, aux données macroéconomiques et aux événements géopolitiques.
Cette décision fait suite à une affaire récente de délit d'initié impliquant un employé de Google qui aurait réalisé un bénéfice de 1,2 million de dollars en utilisant des informations non publiques pour négocier sur des contrats Polymarket.
Des experts juridiques indiquent que la prolifération de contrats sur les plateformes de prédiction augmente le potentiel d'utilisation abusive d'informations confidentielles, incitant les entreprises à réévaluer leurs politiques de négociation.
Bien que Goldman Sachs ait établi une directive claire, de nombreuses autres entreprises en sont encore aux premières étapes de l'élaboration de leurs propres politiques. Sur 50 entreprises contactées, seules trois ont confirmé avoir des politiques liées à la négociation sur les marchés de prédiction, tandis que d'autres examinent encore leurs directives.
Le secteur financier semble être plus réactif, avec des entreprises comme JPMorgan Chase et Morgan Stanley reconnaissant la nécessité de la prudence dans ce domaine.
Alors que des organismes de réglementation comme la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) commencent à examiner le délit d'initié sur les marchés de prédiction, les entreprises sont invitées à créer des cadres de formation et de politique complets pour éviter d'éventuelles responsabilités.
L'évolution du paysage des marchés de prédiction présente à la fois des défis et des opportunités pour les entreprises, soulignant l'importance d'établir des attentes claires concernant la conduite des employés dans ce nouvel environnement de négociation.