La stratégie de l'Inde visant à tirer parti des modèles fondamentaux d'IA étrangers pour le développement d'applications nationales a été remise en question par la décision récente d'Anthropic de restreindre l'accès à ses nouveaux modèles d'IA pour les ressortissants étrangers, en conformité avec les contrôles à l'exportation américains.
Cette situation met en lumière la dépendance de l'Inde à la technologie étrangère et le besoin urgent d'un cadre souverain en IA. Des experts de l'industrie, dont Saket Dandotia, co-fondateur de Onetab.ai, soulignent que sans une pile d'IA nationale, les startups indiennes risquent de perdre leur avantage concurrentiel en raison de directives externes.
Bien qu'un rapport indique que 41 % des travailleurs indiens utilisent l'IA quotidiennement, le pays manque encore d'infrastructures nécessaires, telles que la production de puces de pointe et des modèles fondamentaux avancés, pour soutenir ses ambitions en IA.
Bien que des investissements privés commencent à affluer dans des initiatives d'IA nationales, comme le récent tour de financement de 300 millions de dollars de Sarvam AI, les experts avertissent que ces efforts pourraient être insuffisants et trop lents pour suivre le rythme des développements mondiaux.
Les appels à un investissement gouvernemental accru dans l'IA souveraine se multiplient, car les initiatives actuelles sont jugées inadéquates pour relever les défis posés par les restrictions étrangères.
Le besoin de capitaux substantiels et de puissance de calcul est critique, surtout que les modèles d'IA existants de l'Inde reposent sur l'architecture Nvidia, qui pourrait être restreinte par les politiques américaines. Sans une initiative robuste dirigée par le gouvernement pour combler ces lacunes, les aspirations de l'Inde dans le secteur de l'IA pourraient rester précaires.