Les manifestations en France ont entamé leur quatrième week-end consécutif, le ministère de l'Intérieur rapportant 146 000 manifestants à l'échelle nationale, tandis qu'une alliance de syndicats de jeunes a estimé la participation à 250 000.
Les manifestations, qui incluent des étudiants, des syndicats et des membres du mouvement des Gilets Jaunes, ont entraîné au moins 360 arrestations et des affrontements avec la police, notamment à Paris où des gaz lacrymogènes ont été déployés.
L'affluence de ce week-end était nettement inférieure à celle des semaines précédentes et aux manifestations dirigées par les syndicats plus tôt en novembre, qui avaient vu 575 000 participants.
Les manifestations ont commencé fin septembre, initialement menées par des lycéens plaidant pour de meilleures conditions, et se sont depuis élargies pour inclure des questions plus larges sur les coûts de la vie élevés et les politiques gouvernementales sous la présidence d'Emmanuel Macron.
Le contexte de ces manifestations inclut le récent rejet par les législateurs français de la section des revenus du budget 2027, alors que le gouvernement cherche à équilibrer le mécontentement public avec la responsabilité fiscale.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit rencontrer des représentants des travailleurs et des employeurs pour discuter des salaires et du pouvoir d'achat, indiquant la tentative du gouvernement de s'attaquer aux problèmes sous-jacents à l'origine des manifestations.