Le dernier rapport de l'AIE indique une réduction drastique des perspectives de demande de pétrole brut pour 2026, désormais projetée à 1,1 million de barils par jour, en baisse de 700 000 barils par rapport aux estimations précédentes. Ce déclin fait suite à une chute substantielle des livraisons, qui ont diminué de 5 millions de barils par jour au deuxième trimestre.
Parallèlement, l'approvisionnement mondial en pétrole a diminué à 94,5 millions de barils par jour en mai, une réduction de 600 000 barils par rapport au mois précédent, et devrait encore baisser de 3,9 millions de barils par jour d'une année sur l'autre en 2026.
Cependant, l'AIE anticipe un rebond de l'approvisionnement à 110,3 millions de barils par jour l'année prochaine, ce qui pourrait entraîner un excédent significatif, la demande ne devant se redresser que modestement à 105,3 millions de barils par jour en 2027.
Le rapport met en lumière les dynamiques complexes du marché pétrolier, où des prix de carburant élevés et des pénuries de produits raffinés contribuent à une demande réduite.
Alors que les États-Unis et l'Iran s'acheminent vers un potentiel accord pour mettre fin aux hostilités, les prix du pétrole ont déjà chuté à un plus bas de trois mois, avec le Brent à 78,44 $ et le West Texas Intermediate à 75,18 $.
L'AIE note que bien qu'un rétablissement complet des exportations et de la production de pétrole puisse prendre du temps, la réouverture du détroit d'Ormuz pourrait faciliter une augmentation progressive de l'approvisionnement.
Cependant, l'agence met en garde contre le fait que les stocks mondiaux de pétrole s'épuisent rapidement, ayant chuté de 143 millions de barils rien qu'en mai, ce qui pourrait conduire à des niveaux historiquement bas avant que le marché ne bascule vers un surplus plus tard dans l'année.
L'analyste Tamas Varga de PVM Oil Associates souligne que la réouverture du détroit d'Ormuz sera cruciale pour l'équilibre pétrolier, bien que l'ampleur de son impact reste incertaine.