Une cour d'appel française a confirmé la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds européens, la condamnant à une peine de trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an sous surveillance électronique. Bien que ce jugement réduise son interdiction d'exercer des fonctions publiques à 45 mois, il lui permet de potentiellement se présenter à l'élection présidentielle d'avril 2027.
Cependant, l'obligation de porter un bracelet électronique complique la logistique de sa campagne, car elle devrait rentrer chez elle chaque nuit, ce qui pourrait entraver sa capacité à se connecter avec les électeurs. Le Pen a exprimé sa réticence à faire campagne dans ces conditions, évoquant des préoccupations concernant sa crédibilité et l'efficacité de sa campagne.
Le jugement a suscité des discussions internes au sein de son parti, le Rassemblement National, alors qu'ils se préparent à la possibilité que Le Pen ou le président du parti, Jordan Bardella, dirigent la campagne. Les sondages indiquent que les deux figures sont de solides concurrentes, certains suggérant que Bardella pourrait surpasser Le Pen lors des premiers tours de vote.
La condamnation découle d'allégations selon lesquelles des responsables du Rassemblement National auraient détourné des fonds européens destinés aux assistants parlementaires, une accusation que Le Pen a constamment niée.
L'affaire a suscité des critiques de la part de ses alliés, qui soutiennent que les actions de la justice influencent les processus démocratiques, tandis que les opposants maintiennent que les fonctionnaires publics doivent respecter les mêmes normes juridiques que tous les citoyens.