La récente proposition de l'Iran aux États-Unis concernant l'administration conjointe du détroit d'Hormuz avec Oman a suscité des alarmes sur le marché de l'énergie, en particulier concernant la possibilité d'introduire des péages dans le détroit de Malacca. Ce détroit est crucial car il gère 29 % des flux pétroliers maritimes totaux, en faisant une route commerciale vitale.
Janiv Shah de Rystad Energy a noté que les investisseurs deviennent de plus en plus anxieux quant aux implications des péages à Hormuz pouvant conduire à des mesures similaires à Malacca.
Bien que les experts maritimes expriment des doutes sur la faisabilité des péages à Malacca en raison du droit international garantissant la libre circulation, les tensions géopolitiques entourant ces points de passage pourraient avoir un impact significatif sur l'approvisionnement et les prix mondiaux du pétrole.
La situation est encore compliquée par la suggestion antérieure de l'Indonésie concernant des péages, qui a été rapidement rétractée, soulignant l'équilibre délicat à maintenir pour garantir des routes commerciales ouvertes.
Les analystes du Center for Strategic International Studies soulignent que le contrôle de tels points de passage peut renforcer le pouvoir d'une nation, augmentant les enjeux dans des régions comme la mer de Chine méridionale, où des menaces similaires existent.
Dans l'ensemble, les développements à Hormuz pourraient avoir des conséquences de grande portée pour les marchés énergétiques mondiaux et le sentiment des investisseurs.