La décision du gouvernement américain de retirer le personnel non essentiel d'Arabie Saoudite est une réponse directe à l'augmentation des attaques houthis, qui ont récemment ciblé des zones civiles, y compris une frappe sur l'aéroport international King Fahd ayant entraîné des victimes.
Ce mouvement indique des tensions accrues dans la région alors que les armées américaine et israélienne se préparent à de possibles frappes sur les infrastructures iraniennes, en particulier ses installations énergétiques et nucléaires, suite à des discussions entre le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
La situation est encore compliquée par les négociations en cours concernant le programme nucléaire iranien et les menaces de responsables iraniens d'intensifier leurs attaques. Malgré ces tensions, les flux de pétrole à travers le détroit d'Ormuz ont rebondi à des niveaux proches de ceux d'avant-guerre, avec des prix du Brent dépassant 110 dollars le baril.
Les analystes suggèrent qu'une demande en reprise en provenance de Chine, alimentée par une activité accrue des raffineries et une baisse des stocks, pourrait faire grimper les prix du pétrole, alors que les raffineurs chinois cherchent à sécuriser du brut du Moyen-Orient dans un contexte d'incertitude géopolitique.