Dans son premier budget fiscal, le ministre des Finances britannique John Healey a annoncé une série de mesures pour faire face à la crise actuelle du coût de la vie, qui a vu l'inflation atteindre 3,5 % en septembre, principalement en raison de la flambée des coûts des carburants.
Le budget comprend la suppression des frais fixes sur les factures de chauffage au gaz des ménages, une prolongation des allégements fiscaux sur l'électricité pour des millions de foyers, et des chèques de 100 £ pour ceux des tranches les plus basses de la taxe d'habitation locale, coûtant 2,6 milliards de livres.
Healey a souligné la nécessité d'un 'changement radical en matière d'énergie' et a reconnu les pressions inflationnistes découlant du conflit entre les États-Unis et l'Iran. De plus, il a proposé d'étendre l'allègement fiscal pour les petites entreprises aux entreprises des secteurs de l'hôtellerie, du commerce de détail et des loisirs.
Le salaire minimum augmentera de 3,9 %, et une réduction prévue des seuils d'épargne exonérés d'impôt a été annulée. Cependant, Healey a également indiqué la nécessité de réduire la facture de protection sociale, qui a atteint 10,7 % du PIB, tout en veillant à ce que les populations vulnérables ne soient pas négligées.
Sur le plan technologique, Healey a annoncé des investissements significatifs dans le secteur de l'intelligence artificielle, y compris un financement pour la sécurité de l'IA et un 'covenant' pour les centres de données afin de garantir qu'ils contribuent aux communautés locales.
Le budget alloue également 10 milliards de livres pour le soutien militaire à l'Ukraine et décrit des plans pour respecter les engagements de dépenses de défense de l'OTAN. La discipline fiscale reste une priorité, Healey affirmant que le budget respecte les règles fiscales précédentes, visant à éliminer le déficit budgétaire actuel dans les trois ans.
L'Office for Budget Responsibility prévoit une légère augmentation de la dette nationale en pourcentage du PIB, mais prédit également une croissance économique. Suite à l'annonce du budget, les rendements des obligations d'État britanniques ont chuté, et les actions des banques britanniques ont augmenté, les hausses d'impôts proposées étant moins sévères que prévu.
Dans l'ensemble, le budget reflète un exercice d'équilibre entre la réponse aux pressions économiques immédiates et le maintien de la santé fiscale à long terme.