Lors d'un récent référendum, 52,8 % des électeurs islandais ont rejeté la proposition du gouvernement de rouvrir les négociations d'adhésion à l'UE, avec seulement 47,2 % en faveur. Le débat a été fortement influencé par des préoccupations concernant le maintien du contrôle sur l'industrie de la pêche en Islande, qui est intégrale à l'identité et à l'économie du pays.
Eiríkur Bergmann, professeur de politique, a noté que le vote 'Non' était motivé par un désir fondamental d'autonomie lié au contrôle des ressources naturelles. Bien que la contribution économique de la pêche ait diminué au fil des ans, elle représente toujours une part significative des exportations, comptant pour près de 47 % entre août 2025 et juillet 2026.
Le contexte géopolitique, en particulier les remarques du président américain Trump concernant le Groenland, a ajouté des couches à la discussion, mais n'a pas influencé l'opinion publique en faveur de l'adhésion à l'UE.
L'Islande, membre de l'OTAN sans armée propre, navigue dans sa relation avec l'UE depuis sa demande d'adhésion en 2009, mais est restée intégrée à travers l'Espace économique européen et l'Espace Schengen.
Le ministre des Affaires étrangères a souligné la nécessité d'un dialogue plus approfondi avec l'UE, mais le résultat du référendum indique que le public reste sceptique quant à une adhésion complète malgré les changements de sécurité mondiale.