La Banque du Canada (BdC) navigue dans un paysage économique complexe marqué par la guerre commerciale avec les États-Unis, qui a introduit des tarifs de 50 % sur divers produits canadiens. Cette mesure de rétorsion devrait avoir un impact sur plus de 20 milliards de dollars de commerce et compliquer les décisions de politique monétaire de la BdC.
Alors que la BdC se prépare à annoncer sa décision sur les taux d'intérêt, les analystes anticipent une approche prudente, l'économiste de Bank of America, Carlos Capistran, notant que la banque centrale évaluera probablement la force économique et les perspectives d'inflation avant de procéder à des ajustements.
Malgré une récente hausse de la croissance économique canadienne, avec une augmentation de 0,8 % au deuxième trimestre, et une inflation atteignant 3 % en glissement annuel en juillet, l'incertitude entourant les relations commerciales avec les États-Unis est une préoccupation majeure.
Goldman Sachs prévoit que les tarifs pourraient freiner la croissance du PIB de 0,3 point de pourcentage tout en poussant simultanément l'inflation à la hausse. Par conséquent, la BdC pourrait maintenir son taux d'intérêt actuel de 2,25 % pour un avenir prévisible, alors que les implications de la guerre commerciale pèsent lourdement sur les prévisions économiques.